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JOUR 62 – KILOMÈTRE 3304 (REVELSTOKE, BC)

18/07/2016

En me levant, j’ai toujours mal aux mains. Je refais mon pansement qui s’est brisé pendant la nuit et je me fais à déjeuner.

Je roule plus lentement, car j’ai toujours une grande douleur dans les mains.

En arrivant au camping, j’installe mon campement et j’appelle mon père. Au cours des derniers jours, j’ai eu une idée qui ne me quitte plus l’esprit. Je veux inviter mon père à terminer la dernière portion du voyage avec moi. Il rêverait de faire le voyage que je fais présentement et je veux lui faire vivre l’expérience.

Il est vraiment content que je lui propose, il avait eu l’idée mais n’osait pas m’en parler. Nous pensons nous rejoindre à Ottawa et revenir à Saint-Lambert-de-Lauzon ensemble. Pendant ces quelques jours, je voudrais lui faire vivre l’expérience du camping sur le bord de la route et je lui impose la limite d’un seul ensemble de vélo. Ce sont des éléments très importants dans ce voyage. Il ne semble pas chaud à l’idée, mais ce n ‘est pas grave, au départ, je ne l’étais pas moi non plus! Par chance, on s’habitue à tout!

Après avoir mangé, comme il pleut, je vais m’installer dans l’abri pour travailler sur mon blog. La connexion est extrêmement mauvaise et je rencontre deux jeunes filles qui sont originaires des Pays-Bas et qui visitent l’Ouest canadien sur le pouce. Tant pis pour le blog. Nous parlons de voyage et d’endroits à visiter en Colombie-Britannique. Elles mangent des fèves au lard en canne et du beurre de peanut étendu à la cuillère sur du pain cru.

Lorsque je reviens à mon site, mes voisins, avec qui j’ai parlé quelques heures auparavant, sont assis dans leur auto avec une flasque de fort et les vitres toutes embuées. Ils attendent que la pluie passe. Ces deux gars sont vraiment drôles. Je m’arrête pour leur parler un peu, je leur dis qu’il y a une belle salle communautaire, mais ils me répondent que leur conversation n’est pas propice pour ce genre d’endroit. Je retourne ensuite dans ma tente.