FredMarie

JOUR 66 – KILOMÈTRE 3609 (Banff, AB)

22/07/2016

Ce matin, je me fais un gros déjeuner car, comme hier, la journée commence avec une grosse côte. Je n’ai pas regardé le profil d’élévation, car j’aime mieux découvrir à mesure. Dans les jours précédents, j’avais trop d’appréhensions en regardant les profils. Je me suis rendu compte que souvent, notre impression d’un trajet est très différente de ce que le profil nous montre.

Je suis aussi très excité, car je prends la route de Banff où ma mère et ma soeur viennent me rendre visite! J’ai l’impression de ne pas les avoir vues depuis une éternité. Pour l’occasion, ma mère a réservé une chambre d’hôtel.

C’est donc avec beaucoup d’énergie que j’entame ma montée. C’est probablement une des dernières de ce calibre et je suis un peu nostalgique. J’en suis venu à apprécier ces côtes, car j’adore travailler fort pour me rendre au sommet.

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La route monte jusqu’à la frontière entre la Colombie-Britannique et l’Alberta, qui est sur la ligne de séparation des eaux. En arrivant à ce point, la vue sur les montagnes environnantes, la grosse pancarte qui annonce l’Alberta et la pensée de retrouver ma mère et ma soeur, me font encore serrer la gorge! Ce voyage, avec la fatigue intense, les rencontres, les défis et toutes les belles choses que je vois, joue énormément sur mes émotions. Je passe constamment de la joie à la tristesse et vice versa.

Je m’assoie au pied de la pancarte Alberta et je mange en observant le paysage. Je pourrais rester ici des heures! Mais comme j’ai hâte d’arriver à Banff, je repars!

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À partir du Lac Louise, la route se met à descendre dans un long faux plat jusqu’à Banff. J’apprécie beaucoup la descente, je me laisse aller et je donne quelques coups de pédales à l’occasion, pour regagner quelques kilomètres par heure.

Nous nous sommes donné rendez-vous à l’hôtel, à l’autre bout de la ville. C’est donc avec un sentiment d’empressement que je traverse la ville. J’ai tout de même le temps d’être surpris par la ville qui est définitivement un endroit très touristique. Il y a un grand nombre de boutiques, d’hôtels et beaucoup, beaucoup de gens qui circulent. Je me faufile donc entre les touristes pour me rendre à l’hôtel.

Les hôtels se succèdent depuis déjà un bon moment, mais je ne vois toujours pas celui où ma mère a réservé une chambre. J’aperçois alors le chien de ma soeur qui a fière allure sur le coin d’une rue avec ma soeur à l’autre bout de la laisse et ma mère avec son appareil photo. Je ne vois toujours pas l’hôtel, mais je m’en fous!

Je suis tellement énervé que j’en tombe presque de mon vélo. Je dois me concentrer pour arrêter et débarquer de mon vélo sans faire un face à face avec un lampadaire.

Je n’ai jamais été séparé de ma mère ou de ma soeur aussi longtemps et les retrouvailles sont chargées en émotions. Même Zaz, la caniche royale de ma soeur, semble contente de me voir. J’aime beaucoup ce gros toutou et je suis content de pouvoir m’énerver de nouveau avec elle!

Après avoir repris le dessus sur nos émotions, nous allons faire le «check in» à l’hôtel. Les employés de l’hôtel ont tous un badge avec leur nom et leur pays d’origine. Les gens ici semblent tous venir d’ailleurs. Je peux maintenant aller porter mon vélo dans la chambre. Nous allons ensuite, avec l’auto de ma soeur, chercher mon litre de lait au chocolat et nous marchons dans le centre-ville. C’est vraiment beau! Nous allons finalement faire l’épicerie pour le souper et nous retournons à la chambre.

Je prépare, avec ma soeur, un repas typique de ce que je mange pendant mon voyage: du saumon, du riz et des légumes. Nous mangeons notre repas dans la cour intérieure de l’hôtel.

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Pour terminer la soirée, nous allons prendre un spa sur le toit de l’hôtel.